Comment on a passé 48 heures à Séville avec un petit budget
La contrainte qui a forcé de bonnes décisions
On avait 48 heures à Séville et un budget combiné pour nous deux de 200 € pour tout sauf l’hébergement déjà payé (une chambre privée à 68 €/nuit dans une auberge de jeunesse près de l’Alameda de Hércules — pas glamour, tout à fait fonctionnelle, avec sa propre salle de bain et une terrasse sur le toit partagée qui servait du café filtré le matin pour 1,50 €).
Soit 100 € par personne pour deux jours : droits d’entrée, nourriture, boissons et transport. On y est arrivés, et on a mangé mieux qu’on ne l’espérait.
Voici notre programme exact et ce qu’on a dépensé.
Jour un
7 h 30 : Petit-déjeuner au Mercado de Triana. Deux pan con tomate (pain frotté à la tomate et à l’huile d’olive) et deux cafés. 6 € au total. Ce marché existe depuis 1823 et les bars à l’intérieur servent le genre de petit-déjeuner qui alimente les marchands — dense, bon marché, honnête. On a mangé au comptoir à La Cantina.
9 h 30 : Le Real Alcázar. On avait réservé l’entrée à horaire fixe en ligne pour 16,50 € chacun. C’était la seule entrée payante significative qu’on avait planifiée. L’Alcázar n’est pas optionnel si on a le moindre intérêt pour l’architecture ou l’histoire — l’artisanat mudéjar dans le Salón de Embajadores seul vaut le prix d’entrée, et les jardins en mai étaient en pleine floraison. On a passé deux heures et on aurait pu en passer trois.
12 h 00 : Promenade à travers Santa Cruz et l’extérieur de la cathédrale sans entrer. L’entrée à la cathédrale (12 € chacun) n’était pas dans notre budget pour ce voyage. On l’avait déjà vue ; si c’était votre première fois, le calcul changerait. La Giralda est visible depuis la Plaza Virgen de los Reyes gratuitement et est, architecturalement, l’image définitive de Séville.
13 h 00 : Déjeuner au Bar Eslava sur la Calle Eslava, Barrio de San Lorenzo. C’est un bar à tapas vraiment célèbre — il a remporté des prix nationaux pour son solomillo al whisky (7,50 €) — et reste accessible en arrivant à 13 h pour le premier service du déjeuner avant qu’il ne soit plein. On a dépensé 24 € pour deux : trois tapas chacun plus deux verres de vin de la maison. Un rapport qualité-prix exceptionnel.
15 h 30 : Après-midi libre à Triana. Le musée du Castillo de San Jorge est gratuit et vraiment intéressant sur l’histoire de l’Inquisition espagnole. On a aussi flâné dans les ateliers de céramiques de la Calle Alfarería. Acheté un petit carreau en souvenir : 6 €.
19 h 00 : Promenade le long du front de mer du Guadalquivir (Calle Betis, côté Triana). Ça ne coûte rien et c’est l’une des meilleures promenades du soir en Espagne — la lumière était douce, la cathédrale était visible de l’autre côté du fleuve, un groupe d’étudiants jouait de la guitare près du pont. On s’est assis au bord du fleuve.
21 h 00 : Dîner tapas au Bar Santa Ana (Calle Pureza, Triana). Pas de réservation, commandez au comptoir. On a eu : espinacas con garbanzos, gambas al ajillo, croquetas de jamón, et deux bières chacun. Total : 28 €.
Total jour un : 95,50 € pour deux (47,75 € chacun, billets de l’Alcázar inclus)
Jour deux
8 h 00 : Matinée libre dans le Parque de María Luisa. Le parc est l’un des meilleurs atouts gratuits de Séville — jardin baroque formel, orangers et eucalyptus, frappants pavillons d’influence mudéjare de l’Exposition ibéro-américaine de 1929. On s’est promenés pendant une heure.
10 h 00 : Plaza de España. Aussi gratuite. Le complexe de l’exposition de 1929 avec ses panneaux de carreaux peints, la location de barques sur le canal central (6 € chacun pour 35 minutes — vraiment ça vaut le coup), et l’arcade colonnade courbée. Les panneaux de carreaux — un par province espagnole, chacun représentant la géographie et l’histoire locales — sont une heure d’exploration vraiment prenante si on s’intéresse à l’histoire espagnole.
12 h 30 : Le Metropol Parasol (Las Setas). Entrée à la passerelle sur le toit : 5 € chacun, une boisson incluse. La vue panoramique depuis là-haut à midi nous a donné notre meilleure orientation de toute la ville. On a bu nos bières incluses en regardant vers le sud en direction de la cathédrale.
14 h 00 : Déjeuner à la Taberna El Bacalao, Calle Placentines, près de la cathédrale. Menú del día : 12,50 € chacun, trois plats avec pain, eau et un verre de vin. Le bacalao (morue salée) à la tomate était le bon choix.
16 h 00 : Après-midi dans El Arenal. L’extérieur des arènes de la Maestranza sur le Paseo de Colón (on n’a pas payé pour la visite du musée), la Torre del Oro de l’extérieur (3 € chacun pour entrer dans le musée naval à l’intérieur — on a choisi de ne pas le faire ce voyage), une lente promenade le long du front de mer.
19 h 00 : Verre d’avant-dîner à la Casa Morales sur la Calle García de Vinuesa. Un verre de manzanilla depuis des récipients en argile encastrés dans le mur : 1,50 € chacun. L’un des plus vieux bars de Séville, l’un des moins chers, l’un des meilleurs.
21 h 00 : Dernier dîner à La Flor de Toranzo près de l’Alameda. C’est un bar de quartier plutôt qu’un restaurant orienté touristes — le quartier de l’Alameda récompense de se promener à cette heure en cherchant les endroits où la clientèle est locale. On a bien mangé pour 26 € pour deux.
Total jour deux : 88 € pour deux (44 € chacun)
Le bilan final
Deux jours complets : 183,50 € au total, en dessous de notre budget de 200 € avec de l’argent pour le train retour vers l’aéroport de Séville.
On ne s’est pas sentis lésés. On n’a rien sauté qui nous tenait à cœur. On a bien mangé à chaque repas en mangeant au comptoir, en arrivant tôt, et en choisissant les bars plutôt que la restauration au format restaurant près des principaux sites.
L’enseignement clé : la double tarification de Séville n’est ni un mythe ni une exagération. Le même verre de Cruzcampo coûte 2,20 € au comptoir et 4,50 € en terrasse à cinquante mètres de la cathédrale. Les mêmes gambas al ajillo dans un restaurant touristique de Santa Cruz sont à 11 € ; dans un bar de quartier à Triana, c’est 6,50 €. Même plat. Même ville. On choisit.
Notre guide « Séville avec un petit budget » couvre le détail complet des coûts et des stratégies d’économies. L’itinéraire de 2 jours à Séville propose une version structurée de ce qu’on a fait, avec des alternatives.
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